Amadou Sanoussi Dafé n’est pas seulement un acteur du secteur extractif ; il est devenu, en avril 2026, le visage de la solidarité sahélienne dans le domaine de l’artisanat minier. Élu à la présidence du Réseau des Artisans Miniers de l’AES, il porte sur ses épaules la lourde responsabilité de structurer une activité souvent informelle, mais vitale, pour des millions de familles au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Le bureau qu’il préside est fort de 37 membres tous issus des différentes faîtières coopératives des 3 pays.
Un Leader de Terrain
Amadou Sanoussi Dafé s’est forgé une réputation de pragmatique. Son ascension à la tête de cette organisation régionale n’est pas le fruit du hasard. En effet, l’homme connaît les réalités du milieu. C’est un homme qui maîtrise les enjeux de l’orpaillage, des mines de petite taille et les défis logistiques propres au Sahel. Visionnaire, il prône une transformation locale des ressources. Pour lui, l’or du Sahel doit d’abord profiter aux Sahéliens à travers une chaîne de valeur mieux organisée.
Ses Principaux Chantiers
A la tête du réseau, les objectifs sont claires et ambitieux :pour repondre à la vision politique de l’AES. L’un des chantiers reste indiscutablement l’harmonisation des cadres légaux dans l’espace. Il faut rêver grand et créer un « passeport minier » ou des réglementations communes pour faciliter la circulation des artisans et du matériel entre les trois pays.
L’autre chantier de Monsieur Dafé sera la sécurisation des sites. Il faut établir une collaboration avec les autorités pour protéger les zones d’exploitation contre les groupes armés terroristes qui tentent souvent de s’accaparer les rentes minières.
Et puis il faut viser la modernisation technique à travers l’introduction des méthodes d’extraction plus écologiques (réduction de l’usage du mercure et du cyanure) et plus productives.
Le portrait de Dafé serait incomplet sans mentionner sa dimension politique. En tant que président de ce réseau, il va agir comme un ambassadeur économique de l’AES.
Son credo est de travailler en étroite collaboration avec les ministères des mines des trois États pour s’assurer que l’artisanat minier devienne un levier de souveraineté financière, permettant de financer les efforts de développement et de défense de la région.
Amadou Sanoussi Dafé incarne donc cette génération de leaders qui tentent de transformer les défis sécuritaires en opportunités d’intégration économique. Son mandat sera jugé sur sa capacité à transformer l’orpaillage traditionnel en une industrie artisanale professionnelle, sécurisée et mutuellement bénéfique pour le bloc Burkina-Mali-Niger.
La rédaction





