Close Menu
LE MINIER Plus
    Facebook X (Twitter) Instagram
    mercredi , 8 avril 2026
    Facebook X (Twitter) LinkedIn YouTube
    LE MINIER Plus
    Banner
    • Accueil
    • Editorial
    • Actualités
    • Les pépites
    • Focus Entreprise
    • Zoom
    • Abonnement
    • Vidéothèque
    LE MINIER Plus
    Accueil»Actualités»GEOPOLITIQUE DU CHAOS : Quand les ressources dictent la loi des armes
    Actualités

    GEOPOLITIQUE DU CHAOS : Quand les ressources dictent la loi des armes

    LE MINIER PLUSPar LE MINIER PLUS31 mars 2026Updated:31 mars 2026Aucun commentaire5 Min. Lecture
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Guerre en Ukraine, pilonnage de Gaza, tensions dans le Golfe et crise persistante dans l’Est de la RDC : le monde semble avoir troqué la diplomatie pour l’argument de la force. Mais derrière les discours idéologiques ou sécuritaires se cache une réalité plus froide : la course effrénée pour le contrôle des ressources stratégiques. Alors que les grandes puissances s’épuisent dans des conflits à rallonge, l’Afrique, longtemps spectatrice, se retrouve à la croisée des chemins. Entre subir le coût de la vie ou renégocier sa place sur l’échiquier mondial, le continent doit choisir son camp.

    Le retour de la loi du plus fort.

    Que se passe-t-il dans le monde ? L’option du règlement pacifique des différends est-elle en train d’être reléguée au second plan pour ne laisser la place qu’à l’usage de l’argument de la force ? En tout cas, l’actualité et ses événements des quatre dernières années nous fondent à penser que, de plus en plus, l’usage de l’argument de la force a pris la place de la force de l’argument. Juste quelques dates. Février 2022 (le 24), Poutine lance une « opération militaire spéciale ». Des missiles pleuvent sur l’Ukraine et, depuis lors, cela ne cesse pas. Octobre 2023, Israël débute le pilonnage de la bande de Gaza. Ce pilonnage se poursuit aujourd’hui même s’il a été relégué au second plan de l’actualité. L’arrivée aux États-Unis de Donald Trump n’a pas amélioré l’image belligérante du monde. Même si ce dernier affirme avoir mis fin à plusieurs guerres, il en a déclaré quelques-unes tout de même. La dernière en date, c’est celle contre l’Iran. Censée être, selon lui, une guerre éclair, elle se poursuit plusieurs semaines après le déclenchement des hostilités. En Asie, la Chine fait planer ses avions de chasse sur l’île de Formose (Taïwan) même si le pas n’a pas encore été franchi. En Afrique centrale, le Congo et le Rwanda restent à couteaux tirés malgré l’intervention quasi musclée de celui qui se prétend actuel maître du monde, Donald Trump. En Afrique de l’Ouest, même s’il n’existe pas de conflit armé inter-États ouvert, il faut noter que les relations diplomatiques entre anciens voisins (voire frères) sont au plus bas niveau. C’est dans ce contexte que les groupes armés terroristes tentent d’établir leur progression vers les côtes du golfe de Guinée tout en harcelant les pays du Sahel.

    La guerre des ressources : le vrai moteur des hostilités

    Un regard approfondi sur les causes de ces guerres, et nous découvrirons que la course aux ressources, leur contrôle et le contrôle des circuits d’approvisionnement restent les soubassements de ces confrontations. Donald Trump ne serait pas allé prendre Nicolas Maduro dans son palais si les USA n’avaient pas l’intention d’envoyer leurs multinationales exploiter le pétrole vénézuélien. Les voisins congolais et rwandais ne s’affronteraient pas si les mines de l’Est de la RDC ne garantissaient pas au Rwanda un surplus de ressources naturelles pour son économie. On le sait tous, l’Est de la RD Congo est la zone des 3T (étain, tantale, tungstène). Le Rwanda s’est positionné comme un carrefour incontournable pour les minerais sortant de l’Est de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema). Bien que le Rwanda produise une part de ces minerais, plusieurs rapports du Groupe d’experts des Nations Unies indiquent régulièrement qu’une part significative de ses exportations provient en réalité de mines congolaises. Sur ce sujet, Trump n’a pas été très diplomate et a affirmé que les deux présidents lui ont fait des concessions sur leurs ressources. L’Iran, de son côté, dispose des deuxièmes réserves prouvées de gaz naturel et des quatrièmes réserves prouvées de pétrole dans le monde. Pour ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest, au-delà de ce qui peut paraître une explication religieuse, idéologique et même politique de l’acharnement des groupes terroristes sur les États, il ne faut pas négliger l’ambition que nourrissent ces groupes d’ouvrir un couloir maritime pour les besoins de leur trafic en tout genre. Il est donc établi que le monde est en ébullition et que les ressources stratégiques, leur contrôle, le contrôle des couloirs d’approvisionnement y sont pour quelque chose.

    L’Afrique : de victime subissant à acteur stratégique ?

    Et l’Afrique dans tout ça ? Comme nous le voyons, le monde bouge. Et nous avec ? Pas si sûr. Pour le moment, l’Afrique semble se positionner en sujet subissant les effets « des guerres des autres ». En 2022, la guerre russo-ukrainienne a eu d’énormes conséquences sur les économies nationales africaines et la secousse ressentie par le citoyen lambda est l’augmentation du coût de la vie. Celle en Iran est en train de produire les mêmes effets. Il est donc évident que ces guerres, qui peuvent nous paraître à première vue si lointaines, nous concernent d’une manière ou d’une autre.

    Nous l’avons dit plus haut, le continent semble spectateur, sinon sujet subissant toute cette actualité, peut-être en dehors de l’Afrique du Sud qui a intenté une action en justice contre Israël suite aux événements dans la bande de Gaza. Le continent peut-il d’ailleurs jouer un bien meilleur rôle ? Nous pensons que oui. Les différents conflits ont l’avantage de révéler les fragilités des dites superpuissances du monde. Les guerres déclarées pour quelques semaines au départ semblent s’éterniser, ce qui indique que les forts ne sont peut-être pas si forts qu’ils ne le paraissent. En regroupement d’États (blocs) ou en individuel (pour ceux qui se sentent suffisamment forts), ces conflits offrent l’occasion de renégocier des accords, de modifier des partenariats, bref, de se repositionner.

    Il y a donc une évidence : le monde bouge. Mais avec qui ???. Si l’Afrique ne veut plus être le simple amortisseur des crises mondiales, elle doit transformer ses ressources en levier de puissance. Car dans un monde où la force prime le droit, la véritable souveraineté commence par le contrôle de son propre sous-sol.

    Bassana Jonas BAZIE, journaliste

    (Image d’illustration générée par  l’IA)

    Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Article précédentBOUREIMA APOLLINAIRE COMPAORÉ : le bâtisseur qui fait parler la roche (Portrait)
    Article suivant ARTISANAT MINIER DANS L’ESPACE AES : Vers une mise en réseau stratégique pour une formalisation durable
    LE MINIER PLUS
    • Website
    • Facebook
    • X (Twitter)
    • LinkedIn

    Articles Connexes

    GOUVERNANCE MINIÈRE : Boromo accueille la dissémination du rapport ITIE 2024

    7 avril 2026

    L’Eldorado Ouest-Africain : Entre hégémonie minière et défi de la souveraineté économique

    6 avril 2026

    Qui est Amadou Sanoussi Dafé, celui qui a été porté à la tête du réseau des artisans miniers de l’AES ? (Portrait)

    5 avril 2026
    Laisser un commentaire Cancel Reply

    Catégories
    • Actualités
    • Editorial
    • Les pépites
    • Non classé
    Publicité
    contactez-nous...
    Archives
    • avril 2026
    • mars 2026
    • février 2026
    • janvier 2026
    • décembre 2025
    • novembre 2025
    • octobre 2025
    • septembre 2025
    • août 2025
    • juillet 2025
    • juin 2025
    • avril 2025
    SUBLIME’R
    https://leminier-plus.com/wp-content/uploads/2025/09/WhatsApp-Video-2025-09-04-at-21.18.01.mp4
    À propos
    À propos

    Bimensuel d'informations spécialisé dans les mines et carrières. Tout sur le secteur des mines et carrières

    Contactez-nous :

    +226 50 17 45 45
    +226 65 06 70 15

    leminierburkina2023@gmail.com

    Facebook X (Twitter) YouTube LinkedIn
    Articles populaires

    GOUVERNANCE MINIÈRE : Boromo accueille la dissémination du rapport ITIE 2024

    7 avril 2026

    L’Eldorado Ouest-Africain : Entre hégémonie minière et défi de la souveraineté économique

    6 avril 2026

    Qui est Amadou Sanoussi Dafé, celui qui a été porté à la tête du réseau des artisans miniers de l’AES ? (Portrait)

    5 avril 2026
    NEWSLETTER

    Inscrivez vous à notre newsletter pour recevoir notre bulletin d’information

    FACEBOOK
    Copyright © 2025 LE MINIER - Réalisation WEB GENIOUS.
    • Accueil
    • Editorial
    • Actualités
    • Les pépites
    • Zoom

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.