À l’issue de 48 heures d’échanges intenses au cœur de la capitale malienne (02-03 avril 2026), la Chambre des Mines du Burkina Faso (CMB) dresse un bilan extrêmement positif de sa participation au salon pour les industries extractives du Mali. Portée par une vision d’intégration régionale au sein de l’AES, Priscille Zongo, Directrice Exécutive de la CMB, revient sur les succès d’une mission placée sous le signe du réseautage, du contenu local et de la cohabitation pacifique.
Venue pour contribuer activement à la réflexion sur l’avenir de l’industrie minière, la délégation burkinabè n’a pas fait de la figuration. Entre expositions, panels de haut niveau et master class, la Chambre des Mines a joué son rôle de catalyseur pour les fournisseurs et sous-traitants nationaux à ce salon de Bamako.
« Nous sommes venus pour contribuer à la réflexion sur l’avenir de l’industrie minière en Afrique d’une manière générale et dans l’espace AES en particulier », affirme Priscille Zongo. Pour la Directrice Exécutive, ce salon était l’occasion idéale de confronter les expériences et de bâtir des ponts entre les acteurs du Burkina, du Mali et du Niger.
Trois piliers de satisfaction : Rencontres, Réseautage et Rayonnement
Le bilan de la Chambre des Mines s’articule autour de trois axes majeurs qui témoignent de la vitalité de l’institution. Le premier axe est le Réseautage Institutionnel et Privé. Il faut noter que la CMB a multiplié les échanges fructueux avec les sociétés minières, les sous-traitants et ses homologues maliens. Cet engouement démontre une volonté commune des acteurs sahéliens de briser l’isolement. Le deuxième axe est celui de la Promotion du Contenu Local. Fidèle à sa mission d’accompagnement, la CMB a facilité la participation de plusieurs fournisseurs burkinabè. « Si nous faisons la promotion des champions nationaux, il faut qu’ils dépassent nos frontières », martèle Priscille Zongo. Le pari est gagné : les fournisseurs du « Pays des Hommes Intègres » ont pu explorer de nouveaux marchés transfrontaliers. Le dernier axe de satisfaction est celui du Renforcement des Capacités. La participation aux Master Class sur les standards internationaux a permis aux acteurs burkinabè d’affiner leurs compétences pour conquérir de nouvelles parts de marché dans une industrie de plus en plus exigeante.
L’artisanat minier : La « Vedette » et le gage de paix
Le point d’orgue de ce salon reste sans nul doute la signature d’une convention historique pour l’artisanat minier au sein de l’AES. Pour la Chambre des Mines du Burkina, cet accord est bien plus qu’une simple formalité administrative : c’est un vecteur de cohabitation pacifique.
« Les mines industrielles et l’artisanat minier ont besoin de cohabiter. Cette signature va permettre de trouver un cadre pour que ces deux sous-secteurs coexistent pacifiquement », explique la Directrice Exécutive. La CMB voit dans cette structuration naissante le début d’une organisation plus solide, portée par les États et soutenue par le secteur privé, pour transformer l’artisanat en un véritable levier de développement encadré et financé.
Sortir de l’ombre pour mieux briller, d’où la nécessité de participer à ces rendez-vous
Au-delà des chiffres et des conventions, Priscille Zongo retient la nécessité de ces rendez-vous pour « ouvrir » l’industrie minière au grand public. Dans un secteur souvent perçu comme fermé, la CMB prône la transparence et le dialogue. En quittant Bamako, la Chambre des Mines du Burkina Faso réaffirme sa position de leader dans l’accompagnement des acteurs miniers, prouvant une fois de plus que l’union des forces au sein de l’AES est la clé d’une industrie extractive forte, inclusive et durable.
La rédaction

