Le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) était face aux forces vives de la commune de Banfora le jeudi 09 avril 2026. Objectif, présenter et expliquer à ces populations le contenu du rapport ITIE 2024 afin de susciter davantage une participation citoyenne à la gouvernance du secteur minier au Burkina Faso. L’atelier s’est tenu en présence du Secrétaire Permanent de l’ITIE et du président de la délégation spéciale de la commune de Banfora.
Ils sont des dizaines de personnes issues des milieux coutumier, religieux, administratifs et associatifs à prendre part à l’atelier de dissémination du rapport ITIE 2024 dans la commune de Banfora. Ainsi, ils ont eu droit à plusieurs communications détaillées sur les principaux points du rapport. L’historique et le contexte de l’intégration du Burkina à l’ITIE; la démarche dans la rédaction du rapport; la contribution des industries extractives à l’économie nationale; le contenu local; la Société Nationale des Substances Précieuses (SONASP) et ses missions sont les communications qui ont constitué l’ossature du face à face entre le SP-ITIE et les forces vives de Banfora.
De ces communications, il ressort que le secteur minier est un important pilier de l’économie nationale. Sur foi du rapport, on peut retenir que le budget de l’Etat a reçu plus de 612 milliards de FCFA sur un total de 635 milliards de F CFA que le secteur minier a injecté dans l’économie nationale en 2024. Ce montant a représenté 15% du Produit Intérieur Brut (PIB) au cours de cette période. Ce secteur a également assuré 75% des exportations du pays et contribué à 0,7% des emplois nationaux sur la même période. En plus de ces statistiques, les industries extractives paient des patentes, des impôts locaux et font des investissements volontaires dans leurs zones d’activités respectives.
Eric Wilfrid Yirin Zouré est le Secrétaire Permanent de l’ITIE-BF. Pour lui, cet exercice de l’institution est l’accomplissement d’un devoir de transparence à l’endroit des Burkinabè. L’objectif est de renforcer la confiance des communautés vis-à-vis de la gestion du secteur minier pour une gouvernance plus inclusive. Il a ainsi invité les participants à des échanges sans langue de bois afin d’aboutir à des propositions et recommandations pouvant contribuer à améliorer la gouvernance des industries extractives.
Président de la délégation spéciale de la commune de Banfora, Yakouba Barro a félicité l’ITIE pour cet exercice qu’il perçoit comme une sorte de reddition des comptes aux communautés. Souhaitant que ces genres d’initiatives se pérennisent, il a, par ailleurs, invités ses administrés à saisir l’occasion pour avoir une meilleure compréhension du secteur minier afin de barrer la route aux rumeurs sur la gouvernance des industries extractives.
Du reste, les participants à l’atelier se sont réjouis de la démarche de l’ITIE qui, selon eux, rassure les communautés de l’importance stratégique du secteur minier dans le développement local et national. Ils ont toutefois promis d’être des relais du contenu du rapport ITIE 2024 dans leurs milieux respectifs. Et comme pour faciliter la tâche à ces relais du rapport, le document a été traduit en sept langues nationales et sera mis à la disposition de toutes les communes du Burkina Faso
Abdoulaye Tiénon ( collaborateur)

