À la tête de WAUD Mining, Vincent Ouédraogo incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs burkinabè déterminés à faire du contenu local une réalité dans le secteur minier. Fort d’une solide expérience et d’une vision stratégique assumée, il bâtit une entreprise ambitieuse, déjà tournée vers l’international, tout en plaidant pour des standards adaptés aux réalités africaines et un meilleur accès au financement pour les prestataires nationaux.



La courtoisie semble être la chose la mieux partagée dans ce duplex sis au quartier Zone du Bois, dans la capitale burkinabè, et qui sert de siège à West African United Drilling and Mining. Dans ces locaux à la propreté digne d’une église, l’agent de sécurité nous demande gentiment ce que nous désirons avant de récupérer nos documents d’identité pour les formalités d’usage.
Nous n’avons pas attendu plus de cinq minutes dans la grande salle d’attente avant d’être invités à gravir l’unique escalier du bâtiment. Un premier bureau, puis un deuxième, et nous voilà en tête-à-tête avec Vincent Ouédraogo. L’espace est standard. Le bureau, qui n’est pas encombré, est le signe que l’occupant des lieux est attaché au travail méthodique et à l’évacuation des dossiers dans les délais.
« Je m’appelle Vincent Ouédraogo, je suis gestionnaire des équipements miniers », nous dit-il avec humilité lorsque nous demandons au natif de Kongoussi, dans la province du Bam, de se présenter. Sur le bureau, une maquette de foreuse se dispute l’espace avec un grand trophée estampillé Alliance burkinabè des fournisseurs de services miniers (ABSM). Des maquettes d’engins miniers sont visibles un peu partout dans cet environnement. Lorsque nous lui demandons s’il était prédestiné à travailler dans ce milieu, il répond sans hésiter :
« Il faut toujours avoir de la vision et des objectifs. Depuis l’enfance, j’ai toujours été captivé par la fabrication et la manipulation des objets, et surtout ce type d’objets. Ceux qui m’ont vu grandir ne sont pas surpris de me voir entre les machines et les activités de terrain. Cela a été naturel et je me sens bien dans ce milieu. »
WAUD Mining, une entreprise bâtie sur l’expérience et la vision
Portée sur ses fonds baptismaux en 2023, WAUD Mining a été bâtie sur les fondations d’une solide expérience et d’un parcours à succès dans le domaine de l’exploration et de la production minière. En effet, depuis 2010, Vincent Ouédraogo a contribué au développement de sociétés et de groupes internationaux avant de lancer l’aventure WAUD Mining.
Lorsque nous lui demandons de nous parler de WAUD Mining, il nous invite à suivre une capsule vidéo dans laquelle l’on voit des agents opérant sur de grandes machines, dont on peut imaginer le vrombissement en temps réel.
WAUD offre des services d’exploration et d’exploitation minière. WAUD Mining intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur minière, de la phase d’exploration à l’exploitation, avec ses équipements de sondage, de recherche, de forage, d’excavation et de transport de minerais. Plusieurs mines lui font déjà confiance. Et lorsqu’on demande à Ouédraogo si tout se passe bien, il répond avec l’optimisme du jeune entrepreneur que « tout se passe bien, pour le moment… ».
« Nous disposons aujourd’hui de tous les départements d’une société minière. Nous sommes équipés de tous les services, en commençant par notre priorité, qui est la protection de l’environnement », explique le quarantenaire, qui ajoute que WAUD dispose de tous les équipements nécessaires pour répondre à tous les besoins que pourraient exprimer ses partenaires.
À peine née, WAUD ambitionne déjà de conquérir l’international à partir du Burkina Faso. La structure a ouvert des représentations en Guinée et en Côte d’Ivoire.
WAUD Mining en trois points
Une expertise de pointe dédiée à la performance
WAUD s’impose comme un acteur innovant du secteur minier, proposant des services de forage, de transport et d’ingénierie de haute précision. Grâce à une flotte de foreuses de dernière génération et à une technologie de pointe, l’entreprise transforme les défis complexes en résultats exceptionnels. Cette quête constante d’excellence permet d’offrir des solutions sur mesure qui optimisent directement l’efficacité et la productivité des opérations de ses clients.
Un engagement ferme pour la sécurité et l’éthique
Au cœur de l’identité de WAUD se trouve une mission claire : fournir des services de qualité supérieure dans le respect total des normes de sécurité les plus rigoureuses. L’entreprise place la protection de ses collaborateurs et de l’environnement au centre de ses préoccupations. En adoptant des pratiques durables et écoresponsables, elle s’efforce de minimiser son empreinte écologique tout en assurant une maîtrise durable des sites miniers.
Le capital humain comme moteur de confiance
La réussite de WAUD repose sur une équipe de professionnels hautement qualifiés et passionnés par leur métier. Leur dévouement et leur savoir-faire font de l’entreprise un partenaire de confiance capable d’accompagner les projets les plus ambitieux. Cette synergie entre expertise humaine et innovation technologique garantit des solutions fiables, sûres et durables pour l’ensemble de l’industrie minière.
WAUD dans l’architecture organisationnelle du secteur minier burkinabè
Au fil des années, le secteur minier burkinabè s’est construit et continue de se structurer à travers un cadre législatif dynamique et des acteurs organisés pour tirer le meilleur profit des opportunités existantes. Parmi ces acteurs figurent les fournisseurs miniers regroupés au sein de l’Alliance des fournisseurs de services miniers du Burkina (ABSM).
Cette structure fédératrice, WAUD affirme l’avoir intégrée dès sa création, en épousant pleinement sa vision. « Nous soutenons parfaitement l’ABSM et nous sommes alignés sur son idéologie et ses initiatives », déclare Vincent Ouédraogo.
L’ABSM, présentée comme « l’avocat » des sous-traitants miniers, joue également un rôle de « filtre », en encadrant et en formant les acteurs afin qu’ils soient aptes à fournir des services de qualité. Monsieur Ouédraogo est formel : les textes actuels au Burkina Faso sont favorables aux fournisseurs miniers. Il reconnaît également la grande contribution de structures comme l’ABSM à l’amélioration du cadre réglementaire.
La question des standards et du financement
Le respect des standards est une question souvent épineuse entre fournisseurs et partenaires. Les sous-traitants burkinabè sont-ils en mesure de répondre aux exigences de qualité et de quantité demandées par les sociétés minières ?
Pour Vincent Ouédraogo, il faut tenir compte du contexte local. Sa position est claire :
« Le véritable problème du contenu local n’est pas le manque de compétences, mais le manque de financement. Nous ne pouvons pas respecter les standards internationaux au regard des moyens dont nous disposons. Ces standards ont été fixés en tenant compte de réalités qui ne sont pas les nôtres et qui ne prennent pas en compte nos capacités de mobilisation financière. Il faut aller vers des standards adaptés à nos réalités. Pourquoi ne pas définir des standards au niveau de l’Afrique, de la sous-région ou du Burkina Faso ? Nous devons mettre en place des standards qui correspondent à notre environnement et aux capacités techniques de nos ingénieurs et travailleurs. »
La planification comme clé du succès
À la question des difficultés, la réponse surprend. WAUD Mining affirme ne rencontrer aucune difficulté majeure.
« Je mesure toujours ma force à ce que je dois faire. Il ne sert à rien de s’éparpiller sur plusieurs mines sans pouvoir satisfaire les partenaires. Lorsqu’on a les ressources nécessaires pour assurer un service de qualité auprès d’une seule mine, il faut rester concentré sur celle-ci, tout en préparant l’expansion. Les difficultés surgissent lorsqu’on prend des engagements sans disposer des moyens nécessaires. Je préfère toujours travailler sur un projet bien mesuré, avec des fonds bien calibrés. »
Un appel au soutien des autorités et au financement local
Vincent Ouédraogo reconnaît toutefois les efforts des autorités dans l’assainissement du secteur et la promotion du contenu local. Il appelle à un soutien renforcé aux prestataires locaux.
« Depuis plusieurs années, nous avons été suffisamment formés. Si aujourd’hui nous ne sommes pas capables de relever certains défis, c’est parce que nous n’arrivons pas à lever des fonds au niveau national et international. Cela oblige les acteurs à évoluer avec des moyens limités. L’autofinancement est très difficile en entrepreneuriat. Quand on s’autofinance, c’est comme faire un pas en avant et deux pas en arrière. »
Il exhorte également le ministère à continuer de soutenir des structures comme l’ABSM, afin qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle de régulation, de sélection et de promotion des meilleurs acteurs du secteur.
Prosper Bassono





Un commentaire
Salut,je suis satisfait de vos prestations dans le domaine minier
Je sollicite intégrer votre entreprise car j’ai un diplôme de géologie et j’aimerais apporter ma touche à votre edifice merci