Des responsables d’entreprises, chercheurs et experts en santé sécurité au travail réfléchissent depuis ce jeudi 02 juillet sur la prise en compte de l’évolution des technologies. L’intelligence artificielle, la robotisation, la cybersurveillance, telles sont entre autres les nouvelles donnes avec lesquelles il faut compter. Un forum à l’issue duquel des recommandations seront formulées pour le bien être des travailleurs, mais aussi pour une meilleure productivité.
L’évolution technologique « redéfinit la façon de produire, de communiquer et de travailler et ouvre des perspectives extraordinaires », se convainc Sounkalo DJIBO, président du comité d’organisation de la première édition du forum africain des technologies de la sante – sécurité et du bien-être au travail. Un défi qui ne peut être relevé seul, d’où la tenue de cette rencontre qui réuni des professionnels, experts et chercheurs de l’Afrique. Mais également « aucune machine, aucune technologie ne peut remplacer l’homme », d’où la nécessité de se conformer à l’évolution, tout en mettant l’accent sur l’humain, d’après Sounkalo Djibo. Et en la matière, certaines entreprises ont de l’expérience.
IAMGOLD Essakane SA, une mine « d’hommes » !
« A Essakane, nous disons que notre première ressource, c’est l’homme », a déclaré le directeur général Tidiane Barry, dans son discours prononcé au nom des partenaires de l’évènement. Pour le premier responsable de la société minière, plusieurs actions ont été menées à leur niveau. « Les outils que nous utilisions il y a dix ans les fiches papier, les rondes de contrôle manuelles, les formations exclusivement en salle cohabitent désormais avec des capteurs connectés sur nos engins, des systèmes d’alerte en temps réel pour la fatigue et la vigilance des conducteurs, des drones pour l’inspection des zones à risque, des plateformes numériques de remontée et d’analyse des incidents, et des dispositifs de formation immersive qui permettent de vivre une situation dangereuse sans jamais s’y exposer réellement », tels sont entre autres les points énumérés par le directeur général. Il ajoute que l’intelligence artificielle commence elle-même à aider à anticiper certains risques avant qu’ils ne se matérialisent, en croisant des données auparavant trop dispersées pour en tirer un véritable enseignement collectif au niveau de la mine D’Essakane.
« Des pratiques au-delà du requis » !
Plutôt avant la cérémonie d’ouverture, la mine a été invitée à animer une conférence sur le thème : « L’organisation de la SST dans les entreprises minières et la place accordée à la Médecine du travail pour un management responsable des risques professionnels : l’exemple d’IAMGOLD Essakane SA ». une tâche dévolue à Franck NAPON, Ingénieur HSE, Directeur Santé Sécurité IAMGOLD Essakane SA. Après une présentation de la société minière, il a fait un témoignage entrant dans le cadre de la santé sécurité au travail. « J’ai eu a travaillé hors du pays, précisément au Canada. Mais lorsque je suis arrivé à la mine, j’ai vu des pratiques au-delà du requis », a-t-il confié à l’assemblée. Il poursuit en affirmant qu’il est difficile pour quelqu’un qui ne porte pas la santé sécurité comme une valeur, de survivre à Essakane. « Les accidents mortels en lien avec l’industrie minière représentent 8% » selon les chiffres du Directeur Santé Sécurité IAMGOLD Essakane SA.
Le représentant du ministre des serviteurs du Peuple, il est fortement attendus des conclusions de ce forum à l’effet d’accompagner la législation en matière de travail et surtout des entités industrielles.
La rédaction

