Le Symposium National sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a ouvert ses portes ce 14 avril 2026 à Ouagadougou. Sous la présidence du Premier ministre, représenté par le Ministre Emile Zerbo, cet événement marque un tournant décisif pour l’intégration de l’éthique au cœur du développement industriel burkinabè.
Au centre des débats, le panel de haut niveau sur le thème « RSE et souveraineté » a mis en lumière une vision transformatrice de l’entreprise. Pour Tidiane Barry, Directeur Général d’IAM GOLD Essakane SA, il est temps de percevoir la RSE non pas comme un fardeau réglementaire, mais comme un véritable outil stratégique. « La RSE permet d’optimiser la création de richesse et de maximiser sa répartition entre toutes les parties prenantes » Précise-t-il.
Le Modèle Essakane : L’ancrage local comme bouclier
Forte de 17 années d’expérience, la mine d’Essakane illustre comment une démarche RSE authentique peut devenir un gage de résilience, même dans des contextes sécuritaires complexes. Selon les explications du Directeur général, les points clés de l’approche RSE de ESSAKANE inclue d’abord l’ancrage communautaire. Il s’agit d’une pratique RSE qui n’est pas « importée » mais profondément enracinée dans le paysage social, culturel et économique local.
L’autre point fort est la culture de la confiance. La société a cultivé un lien solide avec les parties prenantes qui permet aujourd’hui à la mine de maintenir ses performances malgré les défis du terrain. Le dernier point fort de la pratique RSE, c’est le partenariat Public-Privé. Faso.
Modéré par le Professeur Alkassoum Maiga, ce panel a souligné l’importance d’institutionnaliser la RSE pour en faire un pilier de la souveraineté nationale. Selon lui, en alignant les intérêts privés sur les priorités de développement du pays, les entreprises minières ne se contentent plus d’extraire des ressources : elles bâtissent l’avenir de la nation. Ce symposium rappelle que la survie et la performance des industries de demain dépendront de leur capacité à transformer la responsabilité sociale en un contrat de confiance durable avec les populations.
La rédaction

